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Olympic Alliance

Nom
Olympic Alliance
Date de l'accident
12/11/1975
Lieu
Manche
Zone du naufrage
Détroit du Pas de Calais
Zone du déversement
Pleine mer
Cause de l'accident
Collision
Quantité transportée
216 000 tonnes
Nature polluant
Brut léger iranien
Quantité déversée
10 000 tonnes
Type de navire / structure
Pétrolier
Date de construction
1970
Lieu de construction
Japon
Longueur
324,43 m
Largeur
48,25 m
Tirant d'eau
24,99 m
Pavillon
Libérien
Propriétaire
Vinke & Co
P&I Club
West of England Ship Owners Mutual P&I Association

L'accident

Dans la matinée du 12 novembre 1975, le pétrolier Olympic Alliance et la frégate HMS Achilles de la Royal Navy entrent en collision dans le détroit du Pas de Calais, alors qu’ils naviguent dans le brouillard. Deux trous se percent dans l’accident du côté tribord au niveau de la citerne N°5 du pétrolier. Le premier se trouve juste sous la ligne de pont et le second à environ un mètre sous la ligne de flottaison. 2 000 tonnes de pétrole s’échappent de l’Olympic Alliance juste après la collision.

Malgré tout, les deux navires continuent leur route ; le HMS Achilles à destination de Portsmouth et l’Olympic Alliance vers Wilhemshaven en Allemagne. Cependant le pétrolier perd 10 000 tonnes de pétrole supplémentaires pendant le trajet. Arrivé en Allemagne le 15 novembre, il mouille au large de Wilhemshaven. Ce n’est qu’après avoir pompé le pétrole de la citerne N°5, que l’Olympic Alliance a l’autorisation d’entrer dans le port pour décharger sa cargaison.

Lutte

Les opérations de lutte s’organisent immédiatement selon les plans d’intervention britanniques. Un PC est mis en place à Douvres. Un remorqueur et trois bateaux de pêche sont envoyés sur zone et commencent à épandre des dispersants. Un remorqueur de Southampton et un bateau de la Royal Navy sont en route. Le lendemain pas moins de dix bateaux, dont deux français, sont engagés dans les opérations de lutte.

Un avion est chargé de la surveillance aérienne de la situation, il détermine également la position de l’Olympic Alliance. Au cours de ses vols, il remarque que du pétrole continue de s’échapper du pétrolier. En tout, 300 tonnes de dispersants sont épandus en mer au point de collision et dans le sillage du l’Olympic Alliance.

Malheureusement tous ces efforts ne suffisent pas à empêcher les nappes de toucher terre. Le 13 novembre plus de 30 km de littoral de la région de Douvres et Folkstone sont pollués. Un barrage flottant est utilisé pour protéger l’entrée du port de Folkstone, mais celui-ci ne réussit qu’à contenir une partie du pétrole. Des dispersants sont épandus sur le pétrole contenu dans le barrage et à marée basse sur les zones souillées. Le littoral endommagé est nettoyé par moyens chimiques et mécaniques. Les opérations de nettoyage s’arrêtent le 18 novembre.

Impact

Un grand nombre d’ oiseaux est souillé et 77 d’entre eux meurent. Les Guillemots, les pingouins et les cormorans sont les espèces les plus touchées. Heureusement la plupart ne sont que faiblement pollués et réussissent à se nettoyer par simple lustrage des plumes.

Indemnisation

Le propriétaire de l’Olympic Alliance et son commandant sont responsables légalement et doivent rembourser les frais de nettoyage. Le propriétaire étant membre de l’ITOPF (International Tanker Owners Pollution Federation), l’indemnisation est prise en charge par le système d’assurance TOVALOP (Tanker Owners Voluntary Agreement concerning Liability for Oil Pollution).

Sources :

- NOAA, Oil spill case histories 1967-1991, Report No. HMRAD 92-11 to the US Coast Guard Research and Development Center

- IFP, Banques de données sur les accidents de navire ayant provoqué un déversement de pétrole en mer supérieur à 500 tonnes, 1975-1979, Réf. 26 714, Janvier 1979

- Department of Trade, Accidents at Sea Causing Oil Pollution, Review of Contingency Measures, London, 1978

- Rijkswaterstaat - Directie Noordzee, "Olympic Alliance" oil spillage, november 1975, NZ-R-77-004

Dernière modification: 02/06/2004