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FPSO Dalia

Nom
FPSO Dalia
Date de l'accident
16/02/2008
Lieu
Angola
Zone du naufrage
70 milles nautiques au large des côtes angolaises
Zone du déversement
Pleine mer
Cause de l'accident
Chargement / déchargement
Nature polluant
Pétrole brut

Le 16 février 2008 à 23 heures, un déversement accidentel d’hydrocarbure en mer se produit sur une bouée de chargement de la plateforme pétrolière Dalia située à 70 miles nautiques (130 km) au large des côtes de l’Angola en Afrique. L’accident se produit durant une opération de transfert de pétrole brut vers un pétrolier. Une cellule de crise est mise en place et des experts techniques anglais, sud-africains et français du Cedre se rendent sur place.

Le Dalia est une unité flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO) de pétrole. Sa production atteint 240 000 barils par jour.

Lutte

Dès les premières heures qui suivent l’accident, un traitement par dispersion chimique est appliqué sur la nappe. Il est intéressant de noter que la dispersion ne peut être prolongée sur plus d’une semaine du fait de la présence de tensio-actifs dans le produit déversé. Ces tensio-actifs sont introduits lors du traitement du brut au sortir du puits. Ce premier traitement de dispersion chimique est suivi par des opérations de récupération en mer des quantités résiduelles de pétrole non dispersé.

Dans le même temps, la cellule de crise prépare l’éventualité d’arrivages de polluants sur le littoral par le biais de reconnaissances aériennes sur les zones à risque. 14 embouchures sont considérées comme sensibles, notamment des zones d’activité humaine (village, pêche…). Une évaluation des moyens requis est faite afin de préparer au mieux la future intervention, si celle-ci devient nécessaire.

Dans la zone concernée par la pollution, les simulations de dérives des nappes sont délicates à mettre en œuvre. En effet, les caractéristiques océaniques sont très particulières, avec une structure stratifiée ainsi qu'une importante variabilité dans la colonne d’eau et en surface.

Les observations aériennes permettent de suivre la dérive et l’évolution des nappes. Elles sont confrontées avec les résultats des modélisations de dérive des nappes.

Le 4 mars, la nappe de pollution résiduelle, qui se dirigeait jusqu’alors vers le littoral, est entraînée par le fort effet de reflux du fleuve Zaïre (dont le débit sortant est important, avec un courant d’environ 6 nœuds). La nappe s’éloigne progressivement et notablement de la côte jusqu’à environ 200 km. Aucun arrivage n’est observé sur les côtes.

Entrée du lac MASSABI, le 10/03/08
Entrée du lac MASSABI, le 10/03/08

Source

- Mer et marine

Dernière modification: 05/06/2014