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Suivi de la pollution

Par les autorités

Des contrôles réguliers de la qualité de l'air sur le littoral américain du Golfe du Mexique sont réalisés et consultables en temps réel sur le site de Air Now.
 
 Parallèlement, l’EPA met à disposition du public les résultats donnés par le suivi mené vis-à-vis de l’air, de l’eau, des sédiments et des dispersants.
 
 Le déplacement de la nappe est suivi grâce à l'analyse d'images satellitaires ainsi qu'à des vols aériens de reconnaissance.
 
 De début mai à mi-juillet 2010, le Programme National Canadien de Surveillance Aérienne effectue 297 heures de vol. Ils sont ensuite relayés par une équipe islandaise.

 

Observation de nappe en mer, mai 2010
Observation de nappe en mer, mai 2010

 

Des prévisions de dérive sont éditées deux fois par jour par la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).
 
 Le 15 mai 2010, un dispositif de surveillance est mis en place par le personnel du Parc national des Everglades afin de signaler toute contamination aquatique.
 
 Une équipe du programme "Mussel Watch" de la NOAA est envoyée dans le Golfe du Mexique afin d'effectuer des prélèvements de moules, d'huîtres, d'eau et de sédiments. Ce programme d'envergure nationale est en place depuis 1986 afin de réaliser un suivi en continu de la contamination des eaux côtières américaines.

 

Dash 8 - 200 canadien
Dash 8 - 200 canadien
Dash 8 - 300 islandais
Dash 8 - 300 islandais

 

Par des institutions scientifiques et des universités

Une mission océanographique initialement dédiée à l'étude des coraux des grandes profondeurs est réorientée afin de collecter des échantillons d'eau et de sédiment dans les zones proches des fuites de pétrole. Ces échantillons devraient permettre de déterminer l'état de référence de l'écosystème afin de mesurer les modifications qui pourraient intervenir dans ces endroits à la suite de la marée noire.
 
 Par ailleurs, BP s'est engagé à financer, pour un montant de 500 millions de dollars, un programme de recherche d'une durée de 10 ans qui vise à comprendre et à atténuer les conséquences sur l'environnement de la marée noire.
 
 En août 2010, si les experts américains s’entendent sur la quantité de pétrole qui s’est échappée du puits (4,9 millions de barils = 779 000 m3), des divergences apparaissent entre le rapport du National Incident Command (NIC) et l’étude du Georgia Sea Grant Program sur la répartition des différentes fractions du pétrole (évaporé, dispersé, brûlé, biodégradé…) et donc sur les quantités d’hydrocarbures restantes dans le golfe du Mexique.
 
 Le 19 août 2010, une équipe de la Woods Hole Oceanographic Institution (WHOI) annonce, dans une étude publiée dans la revue Science, la détection d’un brouillard de micro-gouttelettes de pétrole. Il mesurerait 35 km de long, 2 km de large pour une épaisseur de 200 m et naviguerait à une profondeur de 1 000 m sous la surface de l’océan.
 
 Dans un article publié le 6 janvier 2011 dans la revue Science, des scientifiques des universités du Texas, de Californie et du New Hampshire ont montré que la totalité du méthane, relargué en mer à la suite de l'accident, a disparu dès septembre. Selon ces auteurs, cette disparition s'explique par des blooms de bactéries "mangeuses" de méthane.

Dernière modification: 11/01/2011