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Plus jamais ça !

Pendant que les experts font le compte des dégâts et que les avocats partent se battre aux États-Unis, le gouvernement français prend un important ensemble de mesures pour réduire les risques d’accident et se doter de meilleures armes de lutte.

Tout le monde est d'accord : une telle marée noire ne doit plus arriver. Un nouveau plan Polmar (lutte contre les pollutions marines accidentelles) est mis en place. Un rail de navigation est créé au large d'Ouessant, obligeant les navires qui transportent des matières dangereuses à passer à 50 km des côtes. Un puissant remorqueur de haute mer est affecté en permanence à l'assistance des navires qui circulent dans ce rail. A la préfecture maritime de l'Atlantique et au CROSS (Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Secours) de la Pointe du Corsen, des veilleurs et des officiers d'astreinte sont prêts à faire face, 24h sur 24, en cas de besoin.

Cela ne suffira malgré tout pas à empêcher les pollutions du Gino, du Tanio, de l'Amazzone, de l'Erika, du Prestige. Mais le risque a été prévu et un centre technique spécialisé a été créé pour assurer une veille technique permanente et un conseil opérationnel en situation d'urgence : c'est le Cedre implanté à Brest et disponible 24h sur 24 en cas de pollution.

Dispositif de séparation du trafic d'Ouessant en 1995
Dispositif de séparation du trafic d'Ouessant en 1995
Dernière modification: 20/02/2008