In-situ burning

Cette technique a été utilisée de manière intensive durant l'accident de Deepwater Horizon. Le Cedre étudie les possibilités d'appliquer cette technique en fonction de la nature du pétrole et de son état de vieillissement.

Le Cedre a développé un dispositif de test pour évaluer la possibilité d'utiliser la technique de l’in-situ burning (ISB), tant en termes d'efficacité que sur les impacts potentiels.

Le dispositif recrée les conditions d'inflammation d'une nappe de pétrole, ce protocole étant appliqué aux bruts frais ou à des échantillons vieillis au laboratoire.

Environ 100 grammes d’échantillons (pétrole brut frais ou préalablement étêté (distillé) à 150, 200 et 250°C, ce dernier résidu pouvant également être photo-oxydé), sont placés dans la cellule de combustion du Cedre et enflammé.

Le principe de ces essais est d'évaluer l'inflammabilité de l'huile (avec addition de diesel, si elle n'a pas pu être directement allumée) et de déterminer l'efficacité de la technique.

Ces déterminations sont complétées par des mesures de densité et la quantification des hydrocarbures aromatiques polycycliques (liste des 43 composés ou groupes de composés) dans la colonne d'eau, ce qui permet d'évaluer les effets potentiels sur l'environnement (comparaison des concentrations mesurées au cours des essais et sans combustion). Les HAP sont également quantifiés dans les différents résidus de brûlage.