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Banc de brûlage

Le banc de brûlage est un outil qui permet de déterminer l’efficacité du brûlage en fonction de la nature du pétrole et de son degré de vieillissement, la composition des imbrûlés ainsi que la contamination éventuelle de la colonne d’eau.

Test de brûlage in-situ
Test de brûlage in-situ

La technique du brûlage in situ du pétrole dans le cas d’un déversement accidentel est discutée depuis les années 60. Cette technique a, de nouveau, été mise en exergue lors de l’accident de la plateforme Deepwater Horizon en avril 2010 dans le Golfe du Mexique. Cependant de nombreuses questions restent posées quant à son utilisation et notamment sur la caractérisation chimique des imbrûlés selon la nature de l’hydrocarbure, l’évolution de la toxicité des imbrûlés sur le milieu et l’intérêt des absorbants thermorésistants. C'est dans ce contexte que le Cedre a conçu un banc de brûlage pour mieux étudier ces questions.

 

Caractéristiques

Le banc de brûlage est composé d’un poste de travail, d’une hotte, de deux cyclones et d’une ventilation programmable. Les cyclones utilisent la différence de gravité entre les éléments solides et gazeux. L'extraction des poussières et des fines est obtenue par voie gravitaire en deux phases successives : la centrifugation, puis la sédimentation pour collecter les particules.

 

Exemples d'utilisation

Le banc de brûlage permet de tester :

  • l’inflammabilité d’un échantillon d’hydrocarbure (minimum de 100 mL) ;
  • le rendement de brûlage ;
  • la caractérisation physique (densité, viscosité) et chimique (teneur en HAP, alcanes, séparation SARA) des résidus, qu’ils soient flottants ou coulants ;
  • la toxicité potentielle des résidus (teneur et répartition des HAP) ;
  • le dosage des HAP dans l’eau après brûlage ;
  • la caractérisation des suies (répartition PM10, PM2.5, PM1, teneur en HAP, dosage carbone total).